Contexte
En mars 2020, la pandémie de COVID-19 frappe le monde. Je me souviens encore de ce sentiment d’impuissance lorsque la pénurie de masques a commencé à menacer la sécurité de nos aides à domicile, dévoués à prendre soin de nos aînés. Aucun soutien ne venait des autorités et l’angoisse se répandait parmi notre équipe.
Problématique
Dès le début de la pandémie, j’ai vu l’inquiétude dans les yeux de mes collègues. Comment protéger nos aides familiaux sans équipements ? Comment assurer la continuité des soins essentiels pour nos bénéficiaires ? La situation devenait critique et nous devions réagir vite.
Solution
C’est alors que nous avons décidé de créer très rapidement notre propre atelier de couture. J’ai fait appel à la solidarité interne et de quartier. Ensemble, aides à domicile et bénévoles du quartier, nous avons commencé à fabriquer des masques en tissu. Cet atelier n’était pas seulement une réponse à une pénurie ; c’était un acte de solidarité. Chaque masque fabriqué représentait notre détermination à protéger nos aides et nos bénéficiaires, à reprendre le contrôle en pleine crise.
Bénéfices
Grâce à cet effort collectif, nous avons réussi à protéger notre communauté. Parmi nos bénéficiaires, seulement trois décès ont été déplorés, un chiffre bien en deçà des prévisions catastrophiques. Sur 250 aides familiaux et ménagers, seuls trois ont été hospitalisés pour COVID-19, et nous n’avons déploré aucun décès parmi eux.
Conclusion
Cette expérience a renforcé ma conviction que la gestion du changement passe par des actions humaines et solidaires. En tant que directrice, j’ai vu comment la mobilisation et l’engagement peuvent transformer une situation désespérée en une histoire de résilience et d’espoir. L’atelier de masques a non seulement protégé des vies, mais a aussi redonné un sens de communauté et de contrôle à chacun d’entre nous. C’est cette humanité au cœur de nos actions qui rend possible le changement durable. L’humain est décidément notre force motrice !
